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Apiculture Biologique


L’apiculture en , c’est possible !


L’agriculture biologique se définit comme une agriculture n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse (seules sont utilisées les molécules semblables à des molécules existantes dans la nature). Elle se veut basée sur « la gestion rationnelle de la fraction vivante du sol, dans le respect des cycles biologiques et de l’environnement, pour une production de qualité, équilibrée, plus autonome, plus économe et non polluante ».


Les moyens mis en place par les agriculteurs sont encadrés par un cahier des charges européen précis.


Voici les exigences minimales pour l’apiculture (cf. règlements CE 889/2008 et 834/2007) :

  • Ruche en matière naturelle,
  • Nourrissement exclusivement au sucre/sirop certifié bio,
  • Cire exclusivement certifiée bio,
  • Traitement Varroa exclusivement par des moyens agrées (médicaments AMM à base de thymol, acides formique, lactique ou oxalique),
  • Pas de rognage (clippage) des ailes de reines,
  • Placement des ruchers « de telle façon que, dans un rayon de 3 km autour de son emplacement, les sources de nectar et de pollen soient constituées essentiellement de cultures produites selon les règles de l'agriculture biologique et/ou d'une flore spontanée et/ou de cultures traitées au moyen de méthodes ayant une faible incidence sur l'environnement [...] et ne pouvant affecter la qualification de produit apicole issu de l'agriculture biologique ».

 



 

Précisions complémentaires 

  • Toutes les ruches d’une même exploitation doivent être conduites en bio.
  • CONVERSION : Tout apiculteur souhaitant convertir ses ruchers en agriculture biologique doit notifier son activité auprès de l’Agence Bio et s’engager par contrat auprès d’un organisme certificateur (OC). En Alsace, les producteurs ont le choix entre 4 organismes certificateurs différents : Certipaq, Qualité France, Ecocert et Qualisud.
  • PERIODE DE CONVERSION : Les abeilles et les produits de la ruche pourront être vendus en AB à l’issue d’une période de conversion (durée : 1 an) pendant laquelle il faut respecter la réglementation bio.
  • AIDE : Les apiculteurs biologiques ont la possibilité de solliciter un crédit d’impôt. Pour en savoir plus, consultez la page dédiée sur le site www.conversionbio.org ou contacter l'OPABA.

 

Documents de référence sur l’apiculture biologique


Devenir apiculteur agrée "AB"

=> Contactez l’OPABA, l’Organisation Professionnelle de l’Agriculture Biologique en Alsace.

L’OPABA propose un guide de conversion à l’AB en Alsace et une fiche réglementaire sur l’apiculture bio. Son pôle conversion bio Alsace accompagne les producteurs dans leur réflexion et dans leurs démarches de conversion à l’agriculture biologique.

  • Site : http://www.opaba.org
  • Contact : contact@opaba.org
  • Pôle conversion bio : 03 89 24 45 35 – pole.conversion@opaba.org.
  • Responsable de la commission Apiculture : Antoine GUEIDAN - a.gueidan@wanadoo.fr
  • OPABA Colmar :
    • Bâtiment Europe - 2 allée de Herrlisheim - 68000 COLMAR - Tél. : 03 89 24 45 35 - Fax : 03 89 79 35 19
  • OPABA Schiltigheim :
    • Maison de l’Agriculture - 2 rue de Rome - 67300 SCHILTIGHEIM - Tél. : 03 88 19 17 91 - Fax : 03 88 81 27 29


Quelles solutions « bio » dans la lutte contre le varroa ?

 

Il est tout à fait possible de conduire ses ruches « en apiculture BIO », cependant, cela exige une technique pointue et une approche d’autant plus attentive et préventive.

 

Chaque exploitation « en bio » doit adapter ses méthodes en prenant en compte tous les paramètres utiles à une bonne gestion sanitaire des colonies (suivi des niveaux d’infestation, lutte biomécanique, éventuels traitements flashs en saison, respect des limites de température lors des traitements de fin de saison, etc.).

En Alsace, le groupe d’apiculteurs de l’OPABA se rencontre régulièrement et échange librement sur les techniques permettant de réussir cette lutte contre le varroa.

 

Une des principales difficultés de l’apiculture « bio » réside dans la maîtrise de la lutte contre le parasite Varroa destructor. Les médicaments AMM agrées « bio » présentent des variations d’efficacité d’une ruche à l’autre ainsi que des risques d’impacts négatifs sur les colonies (voir le chapitre II.5 dédié à la lutte contre varroa). Il en résulte des pertes plus importantes pour les cheptels conduits en bio qu’en apiculture conventionnelle :

 

Les enquêtes réalisées en Alsace et en Grand-Est relèvent les taux de pertes hivernales des apiculteurs, en fonction des médicaments utilisés dans la lutte contre Varroa (données cumulées sur plusieurs années d’enquêtes) :

=> Consultez le résumé des résultats obtenus depuis 2010.




En savoir plus :


sur la lutte Varroa en "bio"


Sur les producteurs de miel en bio :

http://www.adage.adafrance.org/images/apiculture_bio_en_grand_est_-_2019_-_a_gueidan.jpg